Mercredi, comme à l’habitude en finissant le boulot, je me suis rendue au gym, histoire de faire un peu de course et évacuer mes petites frustrations quotidiennes. Après m’être entraîné 1h30, c’est complètement crevée que je suis rentrée chez-moi pour enfiler mon pyjama et me réchauffer un restant de tofu que mon ami m’a gentiment donné. À peine mon plat sortie du micro-onde, Britany cogne à ma porte et entre en coup de vent. : « Enlève ton pyjama tout de suite et mets cette jupe, c’est maintenant que ça va commencer! » : » Heu de kessé??? » La tente suante… Bon, ça m’a tout l’air important, je ne comprends pas trop c’est quoi, mais après tout, je me dit qu’une petite demi-heure de sauna ne me fera pas de tort après mon entraînement… Sauf que… Parfois, j’oublie que je suis à Pakua, que c’est une réserve et que la notion de spa est très relative… Je me suis donc rendue dans les bois avec mon amie,pour arriver à un campement où une 50 aine de femmes vaquaient a des occupations diverse. Il fait froid et noir mais un immense feu de camp nous éclaire. J’entre dans une tente pour revêtir mes habits traditionnels. Non, je ne vais pas au spa, je suis en train d’assister à un rituel de purification innu. Les femmes sont autour du feu, les tambours résonnent dans la noirceur, le ciel étoilé et la lune rendent la scène irréelle. Les danses macoushans débutent. Je me joint au groupe. Les esprits sont invoqués et je dois faire une offrande. Je lance dans le feu un mélange de tabac et d’herbes médicinales qui font comme de la poudre de perlinpinpin, il y a de jolies flammèches qui virevoltent partout. Les chants provoquent un genre de transe, une méditation commence. La chaman fait des cercles avec des plumes de corbeau et la fumée se dissipe en volutes grises. Une à une, les femmes entrent dans une petite tente ronde, faite de bouleau et de peau de caribou. Les incantations commencent. Une à une, les sept pierres symbolisant les sept ancêtres sont déposées au centre de la hutte. Un mélange d’herbe médicinale est saupoudré au-dessus des roches chauffées à rouge. Entre chaque incantation, de l’eau est versée sur les pierres et dégage une vapeur chaude. Je suis assise par terre sur des branches de sapins qui recouvrent le sol. Le rituel est organisé en quatre parties. Chaque partie symbolisent une partie de la vie, l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et la vieillesse. Il y a deux chant pour chaque partie avec des incantations avant et après chaque chant. Quand les parties finissent, la porte de la tente s’ouvre et 7 nouvelles pierres chaudes sont apportées Les chants débutent. Les premiers chants sont très doux, comme une lente berceuse. Ils symbolisent l’enfant. La tente symbolise le ventre de la mère. C’est chaud, humide et noir. Lorsque les chants de la deuxième partie débutent, les femmes se mettent à pleurer. Les chants sont beaux et tristes. Il y a une telle intensité et une telle tristesse dans la voix de la chaman que malgré la chaleur, j’ai la chère de poule et mon corps est parcouru de frissons. C’est vraiment étrange comme sensation. La vapeur se condense et l’eau perle sur ma peau. Mes habits sont trempés. L’air est lourd et embaume un mélange de plantes que je ne saurais décrire, mis a part l’odeur du sapin. La troisième partie débute et les chants de guerriers terrassent les tambours. Les femmes hurlent de toutes leurs forces. Je suis tétanisée par autant de violence dans leurs cris. C’est bestial, animal, ça ne sort pas des cordes vocales, c’est quelque chose qui gronde de l’intérieur. À travers ces cris et ces chants, je sais que les amérindiens sont un peuple de guerriers et de guerrières. Je passe par toutes sortes d’émotions, je vis une part de leur histoire. Je ne sais plus trop si c’est les gouttes de la tente qui tombent sur mon visage ou si c’est mes larmes. Ça doit être un mélange des deux. La quatrième partie débute. Les chants sont apaisé, joyeux et tristes. Indescriptibles. C’est la vieillesse. La porte s’ouvre, les femmes sortent. Pour les plus courageuses, il y a la cinquième relaxation. La chef me dit : « Fais une femme de toi, nous t’emmèneront dans les forêts au travers nos chants. » Alors je reste. Nous ne sommes plus que quatre ou cinq. Je suis complètement étendue par terre, totalement trempée, le visage sur les branches de sapins. L’air est si lourd, si chaud, j’ai du mal à respirer. La chef me dit que je dois prier pour vaincre cette chaleur. Je médite. Je pars. Je ne suis plus là. Je suis ailleurs. Le temps s’est arrêter et j’ai quitter la terre.
Je suis restée plus de 5 heures dans cette tente. Je ne peux pas vraiment expliquer tout en détail ce qui s’est passé, mais je me rappellerai toute ma vie mon premier rituel de purification.
jeudi 7 octobre 2010
mercredi 22 septembre 2010
La pèche aux moules
Samedi matin, je me suis réveillé tôt, avec la marée basse pour aller prendre le large. Comment pourrais-je vous dire? Même les mots me manquent. La mer ici est exceptionnelle, magnifique, grandiose, avec ses îles de granit rose et de lichen. Le soleil radieux me chauffait les joues sur le speed boat, l’air marin collait à ma peau, les baleines nonchalantes, faisaient des cercles au coté du bateau pour ramasser le plancton et les oiseaux me saluaient. J’ai fait une balade entre les milliers d’îles de ce fjord, toutes plus majestueuses les unes que les autres. Au passage, je croise un chalutier pêchant des pétoncles princesses et j’amerris dans une anse. C’est là que l’expérience commence. J’enfile une salopette de pêche. Un truc immonde, en toile cirée vert, faisant botte de pluie et pantalon. Bon, ce n’est pas grave, je ne m’en vais pas à un défilé de mode et les moules en ont cure que je les pêche avec élégance, elles finiront dans un chaudron. Ainsi va la vie qui va. Armée de mon râteau et de mes gants de vaisselle, je débute ma chasse…. Je traque les belles grosses moules bleues. Mon nouvel « outfit » fuit, j’ai les pieds qui trempent dans l’eau de mer. Ça fait bien rigoler tout le monde. : « Aller la Montréalaise, faut s’endurcir un peu!!! » Pas d’échappatoire possible, au boulot!!!! Après quelques heures, exténuée, je file me coucher dans un irrésistible matelas de lichen, histoire de travailler sur mon bronzage. C’est bon. Le soleil me réchauffe sous ses 20 degrés, caressés par la brise de la mer. J’ai une vision du paradis. Non de la vie. C’est ça la vie. De la pure beauté.
Un dernier mot.
Vous n’avez jamais mangé de moules si vous n’avez pas mangé des moules sauvages. Ça n’a strictement rien à voir avec ce qu’on achète même à la poissonnerie. D’ailleurs, je pense que le fait même des acheté les rendent moins bonnes. Imaginez 100 livres de moules fraîches du jour pour 0$. En partant, elles sont meilleures…. Cuites dans un court bouillon salées à la perfection ( oui oui, l’eau de mer sale à la perfection….) Elles sont dodues, charnues, goûteuses. J’avais toujours relégué les moules comme un fruit de mer de deuxième ordre, mais après en avoir mangé des sauvages, je peux vous assurer que c’est une des meilleures choses au monde.
Un dernier mot.
Vous n’avez jamais mangé de moules si vous n’avez pas mangé des moules sauvages. Ça n’a strictement rien à voir avec ce qu’on achète même à la poissonnerie. D’ailleurs, je pense que le fait même des acheté les rendent moins bonnes. Imaginez 100 livres de moules fraîches du jour pour 0$. En partant, elles sont meilleures…. Cuites dans un court bouillon salées à la perfection ( oui oui, l’eau de mer sale à la perfection….) Elles sont dodues, charnues, goûteuses. J’avais toujours relégué les moules comme un fruit de mer de deuxième ordre, mais après en avoir mangé des sauvages, je peux vous assurer que c’est une des meilleures choses au monde.
J’ai quelque peu délaissé mon blog ces temps-ci. Excusez-moi. Ce n’est pas facile de vivre une rupture amoureuse et d’apprendre à composer avec une tout autre réalité. Oui ici la vie est bien différente. Pour ceux qui pensent qu’ici c’est le Québec, je vais vous dire non. Les réserves autochtones en régions éloignées ne sont pas le Québec. Je n’ai pas vraiment envie, ni l’énergie d’expliquer le comment du pourquoi aujourd’hui. Simplement d’affirmer que Pakua Shipi, ce n’est pas Montréal, pas Québec, Sherbrooke, Chicoutimi, Rimouski, Sept-Iles, ni même St-Augustin, le village voisin. Et d’ailleurs, je détale autant à Pakua que sur un marché au Cambodge. Un autochtone passerait plus incognito que moi en Asie. Avec leur chevelure noire, leurs yeux en amandes et leur teint mat. De toute évidence, je suis la seule blonde du village. Mais dans tout ça, il y a la solitude. Être confronté à soi, sans échappatoire, sans divertissement. Je ne peux pas aller au resto, aller boire un verre sur Mont-Royal, faire une virée magasinage, lire les journaux dans un café, aller au ciné ni même à la grande bibliothèque. Rien. Je suis moi, en face de mes pensées. Alors quand les pensées piquent du nez, il n’y a pas d’autres choix que de les encaisser. Et parfois, ça fait mal.
lundi 30 août 2010
jeudi 26 août 2010
À mon BB
: « Ma chérie, je fais des efforts, pour mettre de côté toutes mes relations ambiguës avec mes amies. » : « Mais, mon chéri, si tu fais tant d’efforts, tu n’as qu’à faire ce que tu veux et assumer les conséquences de tes gestes. » Tiens, tiens… Conséquences….. C’est un mot très à la mode en ce moment, parce que je viens tout juste d’intégrer le milieu scolaire.C’est la rentrée et l’on repasse en évaluation le code de vie scolaire.Le mot conséquence est employé positivement en comparaison de punition, c’est ce qu’on appelle en pédagogie du renforcement positif. Bien. Mais je vais vous dire une évidence, c’est un mot que les professeurs utilisent avec leurs élèves, mais c’est bien connu, les profs ne sortent pas avec leurs élèves, donc, mon chéri : « Si tu continues à fréquenter tes amies ambiguës, je vais simplement et délibérément te punir. » Voilà. C’est dit. Je vais te mettre en retenue et te faire copier mille fois : « Ma chérie, tu es la seule et unique dans mon cœur. Je t’aime plus que tout au monde. Il n’y a que toi et seulement toi, même si tu t’es exilée à l’autre bout du monde sur une réserve autochtone, je t’attendrai.» Mille fois j’ai dit, Hein! Sinon je sors ma règle et je donne aussi la fessée!!!! Bon, évidemment, ça s’applique uniquement à mon chéri, que les choses soient claires!
Visite de petits martiens
Hier soir, j’étais crevée, j’ai filé au lit sur les coups de 10h, c’était ma première journée avec tous les profs, avec en prime, des réunions interminables…Juste au moment où je vacillais dans les bras de ma douce Morphée, j’entends comme en échos mon nom. Ce n ‘est pas très clair, suis-je en train de rêver? J,entends quelques rires et du grabuge. Mon sang se fige, mes yeux sont bel et bien ouverts, mon cœur bat la chamade. Lentement, très très lentement, je tourne ma tête vers la fenêtre de ma chambre. BANG!!!!!! J’ai un coup de flash light en plein dans mes yeux. Je bondis de mon lit, je cours au premier étage, je colle mon visage dans la porte et là…. Je vois une demi-douzaine de petits martiens qui fument en se bidonnant royalement de me voir si ahurie!!! : « Fanny??? C’est toi arts plastiques??? Ha! Ha! Ha! »
: « Mes chers petits amours, Z’allez pas croire que je ne vous aime pas, Hein!?! Sauf que je dois vous dire qu’on ne doit pas aller espionner sa nouvelle prof d’arts pendant qu’elle dort tranquillement chez elle…. Ce n’est pas gentil, ce n’est pas très rigolo, et surtout CE N’EST PAS COOL! » M’enfin, faut comprendre, ils avaient tellement hâte de me découvrir, de faire connaissance avec moi, qu’ils n’ont pas pu attendre au lendemain matin pour me voir. NOOONN! Impossible de venir me voir dans ma classe à 8h30 avec une belle pomme rouge autrement, ils auraient pu perdre des points pour manque de créativité. Et Vlan!
: « Mes chers petits amours, Z’allez pas croire que je ne vous aime pas, Hein!?! Sauf que je dois vous dire qu’on ne doit pas aller espionner sa nouvelle prof d’arts pendant qu’elle dort tranquillement chez elle…. Ce n’est pas gentil, ce n’est pas très rigolo, et surtout CE N’EST PAS COOL! » M’enfin, faut comprendre, ils avaient tellement hâte de me découvrir, de faire connaissance avec moi, qu’ils n’ont pas pu attendre au lendemain matin pour me voir. NOOONN! Impossible de venir me voir dans ma classe à 8h30 avec une belle pomme rouge autrement, ils auraient pu perdre des points pour manque de créativité. Et Vlan!
samedi 21 août 2010
Le dépanneur
Après presque 2 heures de skype avec mon chéri, j’ai entrepris de me rendre au dépanneur du village pour acheter quelque chose à manger. Le stock de cannage étant desormais à zéro, c’était vraiment par nécessité que je devais me procurer quelque chose à manger. Moins de choix que ça, tu meurs. Entre le kraft dinner, le hamburger helper, les oréos, kit kat et beurre d’arachide, je fini par trouver du steak de « balloné » et du bacon. Hummmm…. Je crois que ça va pas être possible…pas être possible…( c’est une chanson.) J’ai BESOIN de manger un peu de légumes et un peu de viande normale, ça fait une semaine que je me nourris de boîte de thon, de compote de pommes et de barre tendre. La dame semble me prendre en pitié vu la tête déconfite que j’affiche ouvertement. Elle finie par me dire va jeter un oeil dans le congélateur du sous-sol voir si tu ne peux pas trouver quelque chose. Oh! Miracle! Je trouve un paquet de steak haché (qui doit être congelé depuis je ne sais quand mais tout de même), deux carottes, un oignon et trois pommes de terres. Avec un peu d’imagination et de débrouillardise, je vais me faire un mixte entre un ragoût et un bouilli, rien de bien excitant, mais avec cette température, je ne trouve rien de mieux que de la comfort food. En ce moment, c’est la saison de la chasse aux porc-épiques. Pour ceux qui aiment les histoires « gores », je vous raconterai en message privé comment cuisiner cette petite bête, mais sachez que je préfère nettement aller cueillir de la chicoutai, ça fait plus la petite maison dans la prairie. Et oui, on peu sortir une fille de la ville, mais on ne peux pas sortir la ville d’une fille.
Aujourd’hui c’est samedi
Aujourd’hui c’est samedi, il fait froid et gris, j’ai une baisse de morale. J’ai fais ma vaisselle, défaite quelques boites mais le cœur n’y est pas.J’écoute Manu Chao en boucle, en espérant avoir une dose de soleil, ça me rappelle mon voyage au Costa Rica. Hier, j’ai discuté avec le directeur, il m’a mise en charge de projets très stimulants comme la création d’un laboratoire multimédia et l’organisation d’un voyage scolaire. C’est incroyable le nombre de subventions accessibles pour les communautés autochtones. Dans d’autres circonstances, j’aurais trouvé ça presque indécent, mais à voir la misère ici, je me dis que c’est tant mieux, que d’avoir des projets stimulants, ça donne de l’espoir et ici, ça manque cruellement. Les allocations d’aide sociale sont versées en deux partie, autrement il ne reste plus rien à la fin du mois. La paie était jeudi dernier, il n’y a presque plus personne dans le village, les chantiers de construction sont arrêtés, tous les ouvriers sont allés boire au village voisin.Ils reviendront quand il ne restera plus rien. Pakua Shipi est une réserve sèche, mais entre vous et moi, l’alcool coule à flot et chaque matin, on retrouve une quantité impressionnante de bouteilles vide dans la cour d’école, lieux de rassemblement. Les gamins jouent dehors jusqu'à pas d’heure sans surveillance, criant, se bagarrant et vandalisant l’école. D’ailleurs, l’année dernière, un jeune de 11 ans à mis le feu à la salle des machines de l’aréna. L’aréna à été une perte totale, le jeune n’a reçu aucune réprimande. Cette année, le conseil de bande à reçu une subvention de 1,6 million de dollars pour la construction d’une nouvelle patinoire. Les fonds sont introuvables. En discutant avec les autres « expats », Pakua semble être une réserve pas trop problématique, sans trop de violence. C’est ma première expérience sur une réserve, ça me fait penser au Myanmar. Un pays très beau mais très dur. Je ne suis pas ici pour les changer, seulement pour aider.
jeudi 19 août 2010
« Go with the flow »
Ici, c’est comme internet, il y a la haute vitesse et la vitesse de base. Quand bien même je clique 50 fois sur le bouton, ça ne va pas plus vite , c’est ça la bande passante. J’ai dû passer 45 minutes avec au moins 5 personnes de chez Télus pour une histoire de branchement téléphonique. Erreur de nom de rue, maison volatilisée, code postal inexistant, : « mais madame, vous n’êtes même pas sur la map! » Arffffff!!!!!! Courage, courage!
Hier, il y a eu un orage monstre. Je n’avais jamais vu autant de pluie tombée en même temps. La foudre est tombée sur les transformateurs, panne d’électricité dans le village… Pas évident! Impossible de me préparer quelque chose à manger, des pâtes pas cuite, ce n’est pas très digeste… Pas de douche ni de café ce matin, dur dur d’aller au boulot! Le directeur a fait une indigestion alimentaire, alors pas de rencontre de direction aujourd’hui. Je sens que je vais me la couler douce sur facebook, même si je dois faire mes commandes de matériel et ma préparation de cours pour l’année qui vient. J’ai tout pleins de projets artistiques en tête, j’ai super hâte de rencontrer mes élèves. Mon horaire est pas mal, mes classes pas très remplies et je me suis fait dire que mes élèves ne seront pas très motivés! Qu’à cela ne tienne, j’ai plus d’un tour dans mon sac!
Hier, il y a eu un orage monstre. Je n’avais jamais vu autant de pluie tombée en même temps. La foudre est tombée sur les transformateurs, panne d’électricité dans le village… Pas évident! Impossible de me préparer quelque chose à manger, des pâtes pas cuite, ce n’est pas très digeste… Pas de douche ni de café ce matin, dur dur d’aller au boulot! Le directeur a fait une indigestion alimentaire, alors pas de rencontre de direction aujourd’hui. Je sens que je vais me la couler douce sur facebook, même si je dois faire mes commandes de matériel et ma préparation de cours pour l’année qui vient. J’ai tout pleins de projets artistiques en tête, j’ai super hâte de rencontrer mes élèves. Mon horaire est pas mal, mes classes pas très remplies et je me suis fait dire que mes élèves ne seront pas très motivés! Qu’à cela ne tienne, j’ai plus d’un tour dans mon sac!
mercredi 18 août 2010
Jour 1
Mauvaise nouvelle, mes boîtes sont restées au quai fédéral, je n’ai donc rien dans mon appart lorsque je finie enfin par obtenir ma clef. Je file donc chez mon voisin récupérer mes valises vite fait et dans mon empressement, je laisse ma clef bénie sur le sofa. Un petit coup de vent et Poufff, la porte se ferme! Merde! Pas de double, cour à droite et à gauche, déniche enfin la clef de mon autre voisin et l’on m’explique gentiment que je vais devoir passer par l’entre toit en grimpant dans le garde-robe. Je dois absolument marcher sur les solives, autrement je vais défoncer le plafond. Après quelques acrobaties, j’arrive à me faufiler dans le toit, il fait complètement noir, pas de lampe de poche, je finis par trouver mon briquet la flamme s’éteint, en rallumant, je me brûle les doigts. J’ai chaud, je suis énervée, j’ai pas trop l’habitude de jouer les orangs-outans dans un faux plafond en me balançant d’une solives à une autre. Je me jure de ne plus jamais oublier mes clefs, oui oui, promis! Je trouve enfin la trappe de chez-moi, 4 pirouettes plus tard, j’atterris dans mon salon! Bon il me manque un peu de pratique pour mes saltos arrière, j’ai le coccyx en compote, mais je récupère ma clef! Ouffff!!!! La police débarque : « Madame, on voudrait vous donner des conseils pour votre sécurité. » Hummm Hummm! Mouains! L’après-midi y a passé. Alors comme on dit : « une fille avertie en vaut deux. » Le soir, j’ai droit à un souper de bienvenue, où je fais la rencontre de mon directeur qui a l’air aussi perdu que moi et de quelques Innus pas « trop » alcoolique.
Je passe mon dimanche à me reposer chez moi, je ne fais rien de rien de ma journée. Demain, lundi, je vais aller chercher mes boîtes qui sont restées au port et déjà, mercredi, je serai en réunion de préparation. Mon chéri, tu me manques tellement.
Je passe mon dimanche à me reposer chez moi, je ne fais rien de rien de ma journée. Demain, lundi, je vais aller chercher mes boîtes qui sont restées au port et déjà, mercredi, je serai en réunion de préparation. Mon chéri, tu me manques tellement.
Vendredi 13 ou le grand départ
Les derniers moments passés avec mon amoureux écoulés, il est temps de se rendre vers l’aéroport, direction Sept-Iles, puis enfin Pakua Shipi… Après m’être battue avec Félixou le matou pour lui administrer une dose de calmant en prévision du transport en avion, c’est à la bourre que nous partons. Oui, la belle saison à Montréal, ça rime aussi avec Festivals et qui dit festivals dit aussi rue bloquées, détours, construction, trafique et bien sûr, retards. J’arrive donc dernière minute, à la course au comptoir d’Air Canada, où ma fois, la très charmante dame à l’accueil ne trouve pas ma réservation. Et bien sûr, je n’ai pas mon papier de confirmation avec moi. C’est la merde. Alors là, commence la course à la montre. Je passe d’un comptoir d’Air Canada à l’autre et chaque fois, c’est le même discours, mais : « Écoutez-moi bien Madame, si vous n’avez pas votre carte de crédit avec laquelle vous avez payé votre billet, on ne peut malheureusement pas rien faire.» … :« Oui mais comprenez-moi bien , pour la millième fois, c’est le conseil de bande de Pakua Shipi qui à payé pour moi…. » … :« NON, NON, pas possible on ne peux rien, je ne veux pas parler avec votre agente qui a réserver pour vous, NON. » Le vol ferme, je ne peux même pas acheter un autre billet, je reste comme une conne à P.E.T. Et Là, avec une dernière lueur d’espoir, mon chéri me dit « Allons voir avec Air Labrador ». Finalement, 5 minutes avant mon vol, je découvre que ma compagnie d’aviation s’appelle Provincial Airlines. Ouains, ouains, ouains…. Après m’être encore une fois engeuler pour éviter de sortir mon chat de sa cage, Parce que : « Écoutez-moi bien Monsieur, je tiens à ma vie, si je dit que JE NE PEUX PAS LE SORTIR, ÇA VEUT DIRE QUE C’EST PAS POSSIBLE!!!!!! » Rien à faire, je me bats encore avec ma petite panthère. C’est l’heure du décollage de mon avion, j’ai pas encore passer la sécurité ( maudit 11 septembre! ) Et Là, : « Madame, vous avez trop de bagage à main, c’est pas possible. » - : « FUCK, C’EST MON ORDI ET MON APPAREIL PHOTO ÇA COUTE 20 000$ ALORS ÇA NE VA PAS EN SOUTE OKAY!!!!!!! »15 minutes d’engeulade sévère avec la sécurité de l’aéroport, c’est bon, je cours dans le terminal ou l’avion patiente après moi. J’arrive sans le souffle, rouge comme une tomate ( vraiment, faut que j’arrête de fumer moi…) C’est bon la porte se ferme, je boucle ma ceinture, direction Sept-Iles. Je pense que tout les pilotes qui ont échoués leurs examen de conduite se ramassent avec Provincial Airlines. Je suis convaincue que mon Chat-Minou va mourir, que je vais le retrouver et qu’il va s’être suicidé tellement ça brasse dans le coucou! Je me dis que finalement, c’est moi qui aurais dû prendre le Gravol! J’arrive à Sept-Iles où je vois les transporteurs brasser la cage de mon chat, c’est bon, je pète un sprint ET une crise en les traitants de malades! Et là, la sécurité me cours après! Pincez-moi je rêve, la sécurité de l’aéroport de Sept-Iles!!!!! MAIS C’EST MÊME PAS UN AÉROPORT BANDE DE PROVINCIAUX!!!!! M’enfin, je prends mon vol avec Air Labrador, dans un avion qui contient 18 places où j’atterris saine et sauve à Pakua Shipi. OUFFFFF!!!!!!! Ce n’est pas fini, ce n’est qu’un début…( C’est pas une chanson de série télé ça????) Bref, j’arrive et les personnes qui sont sensées m’accueillir ne sont pas là, je ne sais pas mon adresse et je n’ai AUCUN nom de personne contact. MERDE. On me dépose finalement en face de la maison de quelqu’un « qui va pouvoir m’aider » Merci! Je passe finalement la nuit chez lui, lessivée et les ronrons de mon chaton me font bercé dans les bras de Morphée.
Et l’aventure se poursuit…..
Il faut bien dire que tous ces moins en asie du sud est ne laissent pas indifférents. Le retour fut bien pénible et l’envie de bouger, de faire quelque chose pour ma communauté a fait son petit bout de chemin… l’envie de partir a l’aventure, encore plus loin, et toujours repousser les limites… Alors cette fois-ci, je ne pense pas etre decue. On m’a proposer un poste d’enseignante d’arts plastiques, tenez-vous bien a Pakua Shipi? À ou? Pakua j’sais pas ou? Oui oui! Je pars sur la basse cote nord, enseigner les arts plastiques aux autochtones dans un petit village de 300 habitants, accessible seulement par bateau ( 72 heures de bateau…..) Pas de centre d’achats, pas de restaurants, pas d’épiceries, et pas de routes….. Mais sentez-vous bien rassurés, je pars confiente, pleine d’espoir, et l’envie de relever cet incroyable défi, tant personnel que professionnel….Mais…. Mais… j’entends déjà les mais et LA question…. Mais tu vas faire quoi l’hiver, tu sais Fanny, l’hiver c’est long et c’est froid, tu ne vas pas y survivre!!!!! Bien a tous ceux-la, je dirais que j’attends toujours les dons pour que je puisses m’acheter un Kanuk et des bottes d’hiver! Sinon, très chers, je vais apprendre a faire de la moto-neige et de la pêche sur glace! Bien oui, on a qu’une vie a vivre! Je vais vous faire des recettes de sushis a faire palir les esquimaux! HéHé, c’est un jeu de mot! En fait ma communauté d’acceuil sera les Innus Montagnais! Kuei Kuei!!!
dimanche 9 mai 2010
Nylah
Aujourd’hui, c’est mon dernier jours au Myanmar. Je ne pensais pas etre aussi triste de quitter un pays. Le Myanmar a quelque chose de magique, unique, incomparable. Je ne sais pas si c’est parceque c’est un pays de dictature, de misere et de pauvreté, camoufflé par l’oppulence de pagodes d’or, ornés de rubis, diaments et saphirs. Le myanmar, pays du thanaka, pays du sourire, de la simplicité, de la generosité. Je ne savais pas trop a quoi m’attendre quand j’ai decidée d’y venir. Je pense bien que j’avais peur, peur de la situation politique, de la junte militaire, peur d’y etre mal prise, peur de manquer de sous, car aucun guichet automatique disponnible a cause des sanctions economiques international. Je peux affirmer maintenant que c’est des peurs infondés. C’est le pays qui m’a le plus touché, boulversé, confronté. J’aime ce pays, avec ses coutumes, ses habitants ses paysages. Un mélange de l’indeet de l’asie, de magnificience et cruauté. On ne peux pas visiter ce pays et en sortir indeme, ce n’est pas un payspou les touriste mais pour de voyaeurs consciencieux. Oui il y a bien un dilemme morale pour qui veux y venir, il faut d’abors et avent tout y etre concientisé mais les rencontres y seront d’autant plus riches. Pays du levé soleil puplé d’habitants assoifésde onnaissances au besoin insatiable de parler, de comprendre d’expliquer le fameux pourquoi. Au peril de leur vie. Defier la junte militaire et ses espions pour ne serait-ce qu’un instant, avoir un sentiment de liberté. Nous ne pouvons mesurer la chance que nous avons d’etre dans une democratie, d’avoir des droits, la liberté d’expression , d’opinion, d’education, d’avoir le pouvoir du peuple, de pouvoir faire et comprendre la politique, d’avoir le droit de se battre pour des idées, des convictions sans avoir l’épée de damocles au dessus de la tete, sans menaces de tortures, sans craindre la mort. Non, nous ne mesurons pas la chance que l’on a. J’ai parfois le sentiment qu’on se comporte en enfants pourris gatés, egoistes et blasés, interessés uniquement par un petit confort illusoir. Oui, j’y ai fait des rencontres marquantes, j’ai connus des histoires de vie a la fois heroiques et desastreuses. J’y ai vu ce que l’homme peux faire de plus beau mais aussi de pire. Je garderai profodement ancre en moi, le souvenir de ses sourires si beaux et si tristes, de ces yeux avides de comprendre et de communiquer, de pagodes trop belles pour un dieu et du doux son de mon nouveau nom au travers de la voix de ceux que j’aime, Au revoir Nylah...
Bagan,
Sous une chaleur digne d’un four a bois, j’ai visiter les temples datant du 15 ieme siecles. Plus de 400 au total. Mais Bagan, c’est aussi plus que la zone archeologique. J’y ai rencontré Min Min et Htain Htain qui deviendrons mes deux acolytes. Ensemble, nous formerons un trio du tonerre! A bord de ma carriole, fin prete a canarder le coucher de soleil, tout a commencer par la banale question: D’ou viens-tu? Et to? D’ou viens-tu? Moi je viens de la lune. Peux-tu m,emmener voir les etoiles? Rires amusés. Tu sais, mon pays a beaucoup de problemes.... Nous avons donc parler, longuement, intensement. Parler de tout et de rien en regardant la lune et les etoiles Nous avons passés des journées a nous baigner dans l’irrawady, a affrontés les tempetes de sables du desert qui le borde, a cuisiner pour les monks, a ballader des troupeaux de betails, a vendre des peintures de sable, a rouler des noix de bhetel a boire des jus de cannes a sucre a chanter au karaoké.Pour un court moment, j’ai vecue la vie des birmans. Nous avons partagé tout ce que l’on pouvait partager ensemble.
Allez Chiche!!!!!
Depuis mon arrivee en Birmanie, j’ai un de ces mal de ventre...J’ai tout d’abord mis ca sur le compte de la chaleur, puis sur celui de la deshydratation. Mais j’ai aussi des picotements a la gorge et de la difficultée a respirer, mais combiner la chaleur et la pollution avec un rhume et vous avez le resultat d’une recette gagnante. J’ai beau boire 6 a 8 litres d’eau par jour, rien y fais, j’ai toujours soif, la bouche pateuse...Apres mes 16 heures de bus, mon arrivée rocambolesque a 4h du matin dans une carriole tiré par un cheval, j’entreprends l,ascencion d’une Pagode a Bagan, Histoire d’etre au rendez-vous avec le lever du soleil. Je n’ai pas dormie de la nuit, entre mon voisin qui chachait sa noix de bethel, le karaoke birman , les nids de poules et les inspections des militaires, 16 heures de bus c’est comme le supplice chinois de la goutte d’eau, chaque secondes ressemble a un cauchemard. La fatigue et la faim m’imposent une pause dejeuné, il est 7h du mat, les photos des autres pagodes attendront un peu... Bon on oublie le dejeuner americain, en plein milieu de la cambrousse, il y a seulement une vieille mamie qui apprete du mohinga, un genre de spaghetti de riz, melange avec du chili, de la sauce poisson et une poudre blanche mysterieuse. Et pour melanger, ca elle melange la mamie, aller! A deux main dans le bol, de la sauce jusqu’aux coudes, le sourire edente, elle vous tend ensuite votre bol. Huuuummm!!!! Bon appetit!!! La reponse est non, elle ne se lave pas les mains, il n’y a pas d’eau dans les alentours et je ne suis pas sur qu’une canette de coke fasse l’affaire.... De toute facon, ca serait trop cher de se laver les mains avec du coke. Bon apres 3 bouchés de nouille, la bouche en feu ( je pense bien que le chili tue les bacteries), tout comme je porte ma cuillere de soupe a ma bouche, mon conducteur de carriole me dit: ‘ c’est bon hein la soupe de pois...chiches...’ C’est la que j’ai compris qu’a peu pres tout les plats birmans contiennent de la farine de pois chiches, he moi qui ai oubliée mon epipen...
Swedagon pagoda - The social network
Dans un pays ou l’internet est tres peu disponnible, ou les bars sont mis au rencart, ou la danse est secrete , que les divertissements sont consideres comme dangeureux et que la religion est omnipresente, vous n’avez alors que tres peu de lieu social disponnible. Vous avez le choix du marche ou de la pagode. Entre vous et moi, la pagode est nettement plus jolie et puis on troc l’odeur du poisson et du poulet bouilli pour celui de l’encens, ce qui n’est pas plus mal, vous en conviendrez! C’est comme ca que j’ai fait la rencontre de Ashinsandowbar, un jeune monk d’une gentillesse exemplaire. En fait, tellement gentil, qu’en bonne nord americaine, je me suis dit, non, ce n’est pas normal, il y a anguille sous roche, il n’y a jamais personne de gentil comme ca sans raisons. Il ne peut pas vouloir me flirter, ca serait le pire des desohnneur pour lui, le jeu n’en vaut pas la chandelle, alors ca doit etre pour de l’argent... Bien non, je me suis trompee. Il y a bel et bien dans ce monde des gens pourvus d’altruisme, qui donnent sans attendre en retour, rien d’autre qu’une conversation pour pratiquer un peu l’anglais. C’est donc a 7h30 du matin, que mon ami est venu me chercher a mon hotel, pour m’inviter a petit dejeuné avec lui, pour ensuite me faire visiter son monastere. Nous avons discuter, nous avons rit, c’etait un moment tres agreable dans un lieu tellement reposant. J’ai du m’y prendre a maintes reprise pour l’arreter, il etait en train de me donner tout ce qu’il possedait, le pauvre. Ses barres de chocolats, son jus de raisin, ses noix, meme son savon y a passer... J’etais tellement mal a l’aise... Surtout quand on sais que les monks vivent uniquement des donnations des gens.
L’arrivée a Yangoon
L’arrivée
Déja depuis l’avion, je presentais une chaleur infernale. Du haut des airs, la terre etait brune, brulée par le soleil, pas un hectare de verdure a l’horizon.Lorsque je suis enfin debarquée, la bouffée de chaleur m’a prise a la gorge, impossible de respirer, il devait faire 45 degrés, a 7h00 du matin....Oui, j’ai choisie le mois le plus chaud pour visiter la birmanie et l’année la plus chaude depuis les 3 dernieres années...Armée de courage, je suis allée au marché, histoire de changer quelques dollars US contre des Kyats. Pas de ATM, pas de changeur officiel, ici tout se passe sur le marché noire, et les entourlouppes sont fréquentes. J’avais bien été prévenue, je m’étais donc bien préparée et mon scénario a bien fonctionné. L’entourlouppe classique consiste a plier les billets en deux pour environs le tiers du montant, et lorsque la transaction s’effectue, tout le monde se rue pour demander de l’argent, ce qui fait donc que le touriste ne recompte pas les billets... Mais j’avais une de ces soif, et pas encore dejeuné, alors j’ai donc gentiemment offert un jus a mon moneyeur et eu tout le loisir de compter tranquilou mes billets bien assise...J’ai donc commander un curry d’agneau, digne du meilleur resto indien de Montréal, incluant une petite sorte de ratatouille, une soupe, un thé et un jus de prune pour 2$. Franchement, j’étais bleuffée. Tout etait delicieux! Apres m’etre bien rassasier,j’ai entrepris la perilleuse tache d’acheter mon billet d’autobus pour Bagan. Bien evidamment, je me suis perdue en route et au lieux de marcher 30 minutes, ca m’a pris 2 heures 30 minutes. Vous n’avez pas la moindre idée de ce que cela signifie...Parceque marcher en plein soleil du midi, dans une ville hyper polluée, sans la moindre brise de vent ni la moindre parcelle d’ombre et sans eau, releve du suicide. Chaque pores de ma peau a du rejeter un litre de sueur. Oui Monsieur, on ne transpire pas que des aiselles, mais aussi des genoux, des tibias, des avants bras, des lobes d’oreilles, partout ou il y a de la peau, on peut transpirer alors, je vous laisse imaginer...J’ai ete quitte avec un petite insolation et beaucoup de désytradation...Je suis donc venue me refugiée dans ma chambre d’hotel, pseudo climatisée. Oui pseudo car en theorie, j’ai la clim et le ventilo mais ils fonctionnent seulement quand il y a de l’électricité. Le hic c’est que le gouvernement coupe le courant sans arret, ce qui fait que j’ai seulement eu droit a 15 minutes de fraicheur dans ma journée. Maintenant, je comprends pourquoi ma lampe fonctionne a batterie...
Déja depuis l’avion, je presentais une chaleur infernale. Du haut des airs, la terre etait brune, brulée par le soleil, pas un hectare de verdure a l’horizon.Lorsque je suis enfin debarquée, la bouffée de chaleur m’a prise a la gorge, impossible de respirer, il devait faire 45 degrés, a 7h00 du matin....Oui, j’ai choisie le mois le plus chaud pour visiter la birmanie et l’année la plus chaude depuis les 3 dernieres années...Armée de courage, je suis allée au marché, histoire de changer quelques dollars US contre des Kyats. Pas de ATM, pas de changeur officiel, ici tout se passe sur le marché noire, et les entourlouppes sont fréquentes. J’avais bien été prévenue, je m’étais donc bien préparée et mon scénario a bien fonctionné. L’entourlouppe classique consiste a plier les billets en deux pour environs le tiers du montant, et lorsque la transaction s’effectue, tout le monde se rue pour demander de l’argent, ce qui fait donc que le touriste ne recompte pas les billets... Mais j’avais une de ces soif, et pas encore dejeuné, alors j’ai donc gentiemment offert un jus a mon moneyeur et eu tout le loisir de compter tranquilou mes billets bien assise...J’ai donc commander un curry d’agneau, digne du meilleur resto indien de Montréal, incluant une petite sorte de ratatouille, une soupe, un thé et un jus de prune pour 2$. Franchement, j’étais bleuffée. Tout etait delicieux! Apres m’etre bien rassasier,j’ai entrepris la perilleuse tache d’acheter mon billet d’autobus pour Bagan. Bien evidamment, je me suis perdue en route et au lieux de marcher 30 minutes, ca m’a pris 2 heures 30 minutes. Vous n’avez pas la moindre idée de ce que cela signifie...Parceque marcher en plein soleil du midi, dans une ville hyper polluée, sans la moindre brise de vent ni la moindre parcelle d’ombre et sans eau, releve du suicide. Chaque pores de ma peau a du rejeter un litre de sueur. Oui Monsieur, on ne transpire pas que des aiselles, mais aussi des genoux, des tibias, des avants bras, des lobes d’oreilles, partout ou il y a de la peau, on peut transpirer alors, je vous laisse imaginer...J’ai ete quitte avec un petite insolation et beaucoup de désytradation...Je suis donc venue me refugiée dans ma chambre d’hotel, pseudo climatisée. Oui pseudo car en theorie, j’ai la clim et le ventilo mais ils fonctionnent seulement quand il y a de l’électricité. Le hic c’est que le gouvernement coupe le courant sans arret, ce qui fait que j’ai seulement eu droit a 15 minutes de fraicheur dans ma journée. Maintenant, je comprends pourquoi ma lampe fonctionne a batterie...
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